Qu'est ce que le gluten dans nos pizzas ?

Qu’est-ce que le gluten dans nos pizzas ?

Si tu t’intĂ©resses Ă  la pizza, tu as probablement dĂ©jĂ  vu des discussions autour du gluten.

Mais, qu’est-ce que le gluten ?

Pour certains c’est un Ă©lĂ©ment essentiel pour la prĂ©paration d’une pizza.

Pour d’autres, c’est un Ă©lĂ©ment Ă  bannir pour cause d’intolĂ©rance.

Que savons nous vraiment sur le gluten ?

Personnellement avant d’Ă©crire cet article, le sujet Ă©tait un peu flou.

Pour comprendre, rien de mieux que plonger au cƓur du gluten.

Aujourd’hui, je vais essayer d’enrichir tes connaissances Ă  l’aide de sources sĂ©rieuses.

Notamment celle de romain Trigueros ambassadeur du pain.

PrĂ©pare toi un petit cafĂ©, tu risques de relire plusieurs fois. 😋

Le gluten c’est quoi ?

Le gluten est une substance viscoĂ©lastique composĂ©e de protĂ©ines. Le terme gluten provient de l’Ă©tymologie « glue ».

À l’origine, le gluten Ă©tait dĂ©nommĂ© glutine, dĂ©couvert au 18e siĂšcle par Beccari.

Sur le plan technique, par sa viscoélasticité tel un chewing-gum, il permet de faire lever une pùte en emprisonnant le gaz carbonique qui se dégage de celle-ci, par son imperméabilité.

C’est une protĂ©ine composĂ©e de deux protĂ©ines diffĂ©rentes, regroupĂ©es dans les familles des prolamines et glutĂ©lines.

Les deux protéines qui composent le gluten sont la gliadine et la gluténine.

Pour faire simple, la glutĂ©line du blĂ© s’appelle glutĂ©nine.

Bien entendu, les gliadines et glutĂ©nines ne sont pas les seules protĂ©ines de la cĂ©rĂ©ale, c’est bien pour cela qu’il existe des familles.

D’autres protĂ©ines sont ce que l’on appelle des protĂ©ines « cytoplasmiques », comme les albumines et les globulines solubles.

On peut donc considĂ©rer que sur une farine de blĂ© courant, lorsqu’il y a marquĂ© «12% de protĂ©ines» sur le sac, il n’y a en rĂ©alitĂ© que 9,6% de gluten.

Le gluten est une protéine insoluble qui représente 80% des protéines du blé.

Le reste sont des protéines cytoplasmiques.

Le gluten et la maladie cƓliaque

Les prolamines sont une famille de protĂ©ines regroupant les gliadines du blĂ©, de l’orge, du seigle et de l’avoine.

on les appelle gliadine, hordéine, sécaline et avénine selon le type.

La prolamine du blĂ©, c’est qui nous intĂ©resse, s’appelle la gliadine.

Ces prolamines sont considĂ©rĂ©es comme toxiques pour les personnes atteintes de maladie cƓliaque ou intolĂ©rantes au gluten.

Car oui depuis de nombreuses annĂ©es, mĂȘme si cela est encore Ă  dĂ©montrer, ce serait la gliadine et certaines prolamines qui seraient responsables de nos troubles digestifs.

Le professeur Muray Ă  dĂ©montrĂ© par des analyses et des Ă©tudes de 1950 et d’autres de 2009, que le nombre de malades cƓliaque, c’est-Ă -dire allergique au gluten, a quadruplĂ© ces 20 derniĂšres annĂ©es.

Aujourd’hui, 2% de la population est impactĂ©e.

Mais alors, que s’est il passĂ© ?

DĂ©jĂ  il faut savoir qu’en France, il n’y a que deux usines d’extraction de gluten.

Le fameux gluten que l’on ajoute au blĂ©, le gluten ajoutĂ©.

Ce gluten est extrait de blĂ©s durs bas de gamme, souvent issus de l’alimentation animale.

Ces blés pauvres destinés aux animaux, sont cultivés avec des hormones, des pesticides et des produits phytosanitaires.

Ces blés sont souvent azotés pour accroßtre le rendement, au détriment de la qualité du gluten.

Et pourtant, on va quand mĂȘme leur prĂ©lever le gluten pour l’ajouter dans nos farines en toute lĂ©galitĂ©.

Tu commences Ă  comprendre le problĂšme ?

NB : L’OGM trĂšs controversĂ©e, se lĂ©galise d’ailleurs dans des pays fournisseurs de farines pour la France. Il est Ă©galement Ă  noter, que le maĂŻs ou le soja sont en majoritĂ© issus de culture OGM. Leur prĂ©sence dans certains mix, bien souvent infĂ©rieur Ă  1% car utilisĂ©s comme amĂ©liorant, n’est pas assujetti Ă  un affichage obligatoire.

Ces glutens indigestes sont partout dans nos farines et elles sont de plus en plus modifiées pour accroßtre leur ténacité, ce qui les rend de plus en plus indigestes.

Ces glutens indigestes sont ajoutĂ©s Ă©galement de maniĂšre exponentielle, dans tout et n’importe quoi, par pur rendement Ă©conomique, faisant exploser notre recommandation de gluten Ă  consommer par jour.

Aujourd’hui, il y a un problĂšme avec le gluten, mais ce n’est pas le gluten le responsable.

C’est l’industrialisation, sa modification et sa surconsommation.

Il y a d’ailleurs des Ă©tudes Ă  ce sujet, sur la digestibilitĂ© qui se mesure avec un appareil que l’on appelle « le masticateur ».

Selon les blés, paysans ou industriels, on remarque une différence ahurissante au niveau de la digestibilité.

Il y a d’ailleurs des livres qui traitent trĂšs bien ce sujet, «I love gluten» de Victor Coutard.

Le gluten comment ça marche ?

Mais revenons Ă  l’essentiel, outre cette culture douteuse, pour accroĂźtre la teneur en protĂ©ines et donc en gluten d’une farine, les industriels et agriculteurs jouent aussi sur la teneur en azote.

Car oui, il faut savoir que le gluten tel quel, n’existe pas dans la farine.

Le gluten se compose d’azote, de matiĂšre azotĂ©e, c’est uniquement en prĂ©sence d’eau, dans une pĂąte, que les protĂ©ines gliadines et glutĂ©nines vont se structurer entre elles par le biais des ponts disulfures pour former le rĂ©seau glutineux.

Pour produire des protĂ©ines la plante a besoin d’azote qui va s’accumuler dans le grain Ă  la fin du cycle vĂ©gĂ©tatif.

Environ 80 % de l’azote contenu dans le grain est absorbĂ© avant la floraison alors que 20 % seulement est absorbĂ© aprĂšs la floraison.

Certains agriculteurs ne vont donc pas hésiter à azoter leur terre de façon non naturelle pour accroßtre la teneur en protéines, mais cela ne définira pas la qualité du gluten.

L’ajout d’azote n’est pas considĂ©rĂ© comme produit toxique, c’est un gaz.

Le problĂšme vient plutĂŽt de son accumulation dans le sol.

À force de charger la terre en azote, une bonne partie de celui-ci se dĂ©grade et produit des nitrates ainsi que de l’ammoniaque.

Polluant les alentours, les nitrates détruisent toute la biodiversité de la faune et de la flore, en augmentant le risque de cancer de la population riveraine.

L’ammoniaque lui, en polluant l’air, est un des principaux responsables de la prĂ©sence de particules fines dans nos poumons, car celui-ci est une particule fine volatile.

Tout bons paysans ou agriculteurs raisonnés pourront en parler de maniÚre plus détaillée.

Le gluten et les ponts disulfures

Juste avant, je parlais des ponts disulfures qui permettent de relier les gliadines aux glutenines, ces deux protéines azoté distinctes, et qui ensemble forment le gluten.

Un pont disulfure est une liaison covalente (dite forte) qui se forme par oxydation dans les protéines et qui relie entre elles chaque molécule de gliadine et gluténine, qui sont les deux protéines qui forment le gluten.

C’est d’ailleurs pour ça, que la force d’une pĂąte augmente pendant le pĂ©trissage. L’oxydation du pĂ©trissage renforce les ponts disulfures et contribue Ă  l’augmentation de la force.

Ces liaisons disulfures se relient entre les atomes de soufre des glutens, portĂ©s par des protĂ©ines (les cystĂ©ine), en prĂ©sence d’eau.

Elles permettent la structuration du gluten et de son renforcement.

En sois, la qualitĂ© d’une pĂąte Ă  pizza dĂ©pend de celle du gluten, et non pas de la quantitĂ©.

D’oĂč l’importance de la rĂ©ticulation des protĂ©ines, c’est-Ă -dire de l’Ă©tablissement de liaisons entre ces molĂ©cules.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  5 protocoles de pizza napolitaine pour rĂ©veiller ses papilles

La force du gluten

Le gluten est un réseau «viscoélastique» et sa force se défini par trois éléments.

La tĂ©nacitĂ©, l’Ă©lasticitĂ© et extensibilitĂ©.

Pour augmenter sa force, nous avons besoin de renforcer les ponts disulfures par le biais de l’oxydation.

Et comme tu peux le constater de maniĂšre empirique, un gain de force par oxydation ne se fait pas que par le pĂ©trissage, tu peux Ă©galement l’obtenir par la fermentation ou les rabats.

Tu as surement dĂ©jĂ  remarquĂ© que lors d’un pointage en masse, la pĂąte prends de la force, mais alors pourquoi ?

Concernant le pointage et autres mĂ©thodes de fermentation, il faut savoir que les levures dĂ©gagent de l’alcool (Ă©thanol C2H5OH) et du dioxyde de carbone (CO2), composĂ© d’un atome de carbone et de deux atomes d’oxygĂšne, qui permettent d’obtenir le volume d’une pĂąte.

Par cette présence en oxygÚne, les ponts disulfures se forment par oxydation avec le CO2 dégagé par les levures lors de la fermentation.

Le volume de la pùte augmente et le réseau du gluten se renforce.

Concernant les rabats, en repliant la pĂąte sur elle-mĂȘme, on oxyde la pĂąte et on renforce Ă  nouveau les ponts disulfures qui se forment toujours par oxydation. On apporte Ă  nouveau de l’oxygĂšne aux levures qui vont consommer et se rebooster en Ă©nergie pour produire plus de gaz, et Ă  nouveau renforcer la pĂąte.

Mais quand il n’y a aucun pĂ©trissage, aucun rabat comme dans une autolyse et que le rĂ©seau glutineux se forment et se lisse.

Mais alors pourquoi ?

Il faut savoir que lorsque l’on fait des protocoles sans pĂ©trissage, on a recherce Ă  avoir une pĂąte chaude, au-dessus de 25 degrĂ©s.

Il faut aussi savoir qu’Ă  partir de 25,5°C on active de maniĂšre optimale une certaine enzyme qui est «la protĂ©ase».

Les protéases sont des catalyseurs qui ont pour rÎle de dégrader les protéines dont le réseau glutineux.

En dégradant le réseau glutineux, elles permettent par les failles intramoléculaires dans ces derniÚres, une meilleure oxydation de la pùte, et un accroissement du renforcement des ponts disulfures.

Car comme je l’ai dis, les ponts disulfures sont une liaison entre les protĂ©ines du gluten, causĂ©e par oxydation.

Imagine des ciseaux qui font des trous dans ton t-shirt.

L’air passe beaucoup mieux sur ton corps avec ce t-shirt trouĂ©, n’est-ce pas ?

Et bien ce t-shirt est Ă  l’image du rĂ©seau glutineux, et les ciseaux Ă  l’image des protĂ©ases.

En faisant des trous dans le rĂ©seau glutineux, elles amĂ©liorent la pĂ©nĂ©tration de l’oxygĂšne et l’oxydation des ponts disulfures.

NB : Les protĂ©ases s’activent de maniĂšre optimale sur des pĂątes chaudes d’environ 25,5°c.

Une autolyse Ă  27°C se lissera beaucoup plus vite qu’une autolyse Ă  21°C.

L’aciditĂ© du levain naturel sur le gluten

Les puristes du levain pourront remarquĂ© que sur pizza au levain, dans le cas d’un levain trop acide la corniche se trouvera trĂšs serrĂ©e avec la mie compacte.

Pourquoi ?

Le levain se compose de bactéries hétéro ou homofermentaire, lactique ou acétique selon la température.

En fait il y a plusieurs plages de températures pour les bactéries.

En-dessous de 28 degrés, on est sur une fermentation hétérofermentaire lactique et acétique.

Au-dessus de 28 degrés, on est sur une fermentation homofermentaire lactique.

Dans le cas d’un levain mal gĂ©rĂ©, souvent rafraĂźchi trop froid, sans passage Ă  tempĂ©rature ambiante, on va privilĂ©gier des fermentations acĂ©tiques.

En milieu acĂ©tique, nous dĂ©veloppons des bactĂ©ries acĂ©tiques comme l’acĂ©tobacter et d’autres, qui produisent de l’acide acĂ©tique.

C’est-Ă -dire des alcools (de l’Ă©thanol), notamment issus du vinaigre.

Ce fameux goût acre et acide.

Plus un levain vieillit en milieu acĂ©tique, plus il va fermenter et produire de l’acide acĂ©tique via les bactĂ©ries acĂ©tiques.

Plus il sera acide et plus le pH sera bas.

Pour rappel, la fermentation acĂ©tique est une rĂ©action biochimique caractĂ©risĂ©e par la dĂ©gradation de l’Ă©thanol en acide acĂ©tique due Ă  la prĂ©sence de dioxygĂšnes.

L’aciditĂ© d’un levain, par son pH bas, permet d’activer les enzymes de type protĂ©ase, qui vont dĂ©grader le gluten.

Car les protéases sont activent en milieu chaud ou acide.

En milieu acide par le levain, elles vont favoriser l’oxydation des ponts disulfures par le principe du ciseau, et renforcer les points disulfures, qui en excĂšs se verront dĂ©truits ou dĂ©structurĂ©s.

L’aciditĂ© d’un levain abĂźme le gluten et rĂ©duit la rĂ©tention gazeuse parce que l’aciditĂ© accĂ©lĂšre la dĂ©gradation du rĂ©seau glutineux par l’action des protĂ©ases.

On se retrouve donc bien souvent avec une pùte acide, compacte et avec une mie serrée.

La qualité du gluten

La qualité du gluten se mesure principalement par le biais de 2 analyses meuniÚre.

Par l’alveographe de Chopin et la sĂ©dimentation de ZĂ©lĂ©ny.

Il est donc nécessaire de comprendre la valeur de son gluten, pour déterminer comment on va pouvoir le travailler.

Aujourd’hui trĂšs peu comprennent une analyse de Chopin.

Et pourtant, celle-ci dĂ©termine la qualitĂ© de farine que l’on a, dans le but de pouvoir s’y adapter.

On dĂ©termine la valeur du gluten, par sa valeur boulangĂšre, c’est Ă  dire son W.

L’alvĂ©ographe de chopin

L’alvĂ©ographe dans le domaine de la rhĂ©ologie dĂ©termine les caractĂ©ristiques et la qualitĂ© d’une farine. En mesurant la pression d’air nĂ©cessaire pour gonfler la pĂąte, en dĂ©terminant sa force et son extensibilitĂ©.

En fait, il enregistre l’expansion d’une bulle de pĂąte soufflĂ©e Ă  l’air jusqu’Ă  ce qu’elle se brise. Ce qui permet d’enregistrer la mesure sur un graphique appelĂ© « alvĂ©ogramme ».

Il mesure quatre paramĂštres fondamentaux.

P : indice de la ténacité de la pùte, une valeur de pression exprimée en mmH2O.

Plus les valeurs sont Ă©levĂ©es, plus la quantitĂ© d’eau requise est importante pour avoir la bonne consistance et le bon rendement.

L : indice d’extensibilitĂ© de la pĂąte, exprimĂ© en mm, indique la capacitĂ© de longueur d’une pĂąte et sa porositĂ© (alvĂ©oles).

W : indĂ»ment appelĂ© indice de force, Ă©tant une Ă©nergie, elle s’exprime en joule. Elle est l’Ă©nergie nĂ©cessaire pour gonfler une bulle de pĂąte jusqu’Ă  sa rupture. Plus sa valeur est Ă©levĂ©e, plus le rĂ©seau protĂ©ique de la farine est Ă©levĂ©. Ce qui permet la rĂ©alisation d’un produit trĂšs levĂ©.

Une farine est dite «de force» lorsque celle-ci dépasse au moins les W de 280.

G : indice de gonflement donnĂ© par la racine carrĂ©e du volume d’air nĂ©cessaire pour briser une bulle de pĂąte. Il reprĂ©sente la capacitĂ© Ă  briser la bulle de la pĂąte.

Le rapport P/L indique le degrĂ© d’extensibilitĂ© de la farine.

Avec des rapports < 0,5 de P/L, la pĂąte sera extensible, molle et collante.

Au contraire, avec des rapports > 0,5 de P/L, la pĂąte sera moins extensibles, rigide et de faible volume.

En rĂ©alitĂ©, outre le W qui ne veut rien dire, c’est rĂ©ellement le rapport P/L qui va indiquer la bonne qualitĂ© ou non d’une farine.

C’est pour cela qu’il est nĂ©cessaire de le maĂźtriser et comprendre les faiblesses de sa farine.

NB : La force boulangĂšre des blĂ©s d’aujourd’hui est 2,5 Ă  4 fois plus Ă©levĂ©s que ceux d’il y a 60 ans.

De quoi se poser des questions.

L’indice de zĂ©lĂ©ny

Le test de sédimentation de Zeleny permet de classifier des blés suivant leur qualité.

Le zélény repose sur la capacité des protéines, notamment du gluten de la farine, à gonfler en milieu acide.

Pour faire l’essai, on ajoute de la farine, de l’acide lactique et de l’isopropanol dans un tube Ă  essai que l’on agite comme pour mesurer l’indice de chute de Hagberg.

On mesure la hauteur du dépÎt obtenu aprÚs agitation, repos, et sédimentation.

Au final c’est comme si on hydrolysĂ© le gluten.

C’est comme cela que l’on va mesurer sa qualitĂ© et sa rĂ©sistance.

Ce qu’il faut retenir sur le gluten

Le sujet du gluten est bien plus complexe que ma synthĂšse dans cet article.

J’espĂšre que cela va t’aider Ă  mieux comprendre le gluten et surtout Ă  mieux comprendre les rĂ©actions de ta pĂąte Ă  pizza.

Si tu le souhaites, tu es libre de lire un complĂ©ment : Comment calculer la bonne tempĂ©rature d’une pĂąte Ă  pizza (mĂ©thode des 3T)

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